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Promenade dans les églises orientales de Paris

Samedi 21 janvier, les neuf églises catholiques orientales de Paris ouvraient leurs portes au public pour une « journée du patrimoine chrétien oriental » organisée par l’Œuvre d’Orient et son groupe de jeunes, Antiokia. L’occasion de revenir sur cette promenade.

Divine liturgie célébrée en l'Eglise Saint-Julien-le Pauvre, siège de l'Eglise grecque melkite de Paris depuis 125 ans.

Divine liturgie célébrée en l’Eglise Saint-Julien-le Pauvre, siège de l’Eglise grecque melkite de Paris depuis 125 ans.

Au 38 rue Ribera dans le 16e arrondissement de Paris, une église byzantine se cache dans une ancienne ambassade. Lorsqu’en 1948, l’Église gréco-catholique roumaine est supprimée par les autorités communistes en Roumanie, l’ancienne ambassade se transforme en foyer, accueillant les étudiants et prêtres gréco-catholiques ayant pu échapper à la persécution. La salle de réception est alors transformée en chapelle : l’actuelle chapelle Saint-Georges-des-Roumains.

Samedi 21 janvier, le P. Christian Crisan, son curé, ont fait une visite guidée à 14 h 30. Puis une étudiante de la paroisse dévoila les secrets de la peinture d’icônes sur verre, « un art plutôt naïf qui est aussi une spécialité de notre Église », assure le P. Christian.

Journée du patrimoine

Une fois par an, les neuf églises catholiques orientales de Paris ouvrent leurs portes au public pour une « journée du patrimoine chrétien oriental » organisée par l’Œuvre d’Orient et son groupe de jeunes, Antiokia.

L’objectif est de « mettre le patrimoine chrétien oriental à l’honneur », et notamment ses richesses spirituelle, culturelle et liturgique. Selon les églises, des objets et vêtements liturgiques ont été exposés et un prêtre, un diacre ou un laïc, ont été à même de présenter l’Église et de répondre aux questions des visiteurs.

Trois parcours-pèlerinage ont été proposés à travers les rues de Paris à la rencontre des chrétiens d’Orient : Saint-Ephrem (des syriens-catholiques) – Notre-Dame-du-Liban (des maronites) – Saint-Julien-le-Pauvre (des melkites) ; Notre-Dame d’Égypte (des coptes catholiques) – Notre-Dame-de-Chaldée (des chaldéens) – Sainte-Croix-des-Arméniens ou enfin Saint-Volodymyr (des Ukrainiens) – Saint-Georges-des-Roumains – Très-Sainte-Trinité (Russes catholiques).

Abouna Elie WARDE, curé de l'église syriaque catholique Saint Ephrem-le-Syriaque, 17 rue des Carmes, Paris (75005)

Abouna Elie WARDE, curé de l’église syriaque catholique Saint Ephrem-le-Syriaque, 17 rue des Carmes, Paris (75005)

Enthousiasme

« Depuis la création de cette journée il y a quatre ans, nous avons toujours répondu avec enthousiasme », assure le P. Christian. « Nos églises, et les trésors qu’elles recèlent, ne sont pas très connus des Français en général, et même des catholiques. Ces visites leur permettent de découvrir que l’on peut être catholique sans être latin, orientaux sans être orthodoxes, et donc que l’Église catholique n’est pas monolithique. »

Son Église gréco-catholique roumaine partage avec les Latins la reconnaissance de l’autorité du pape, mais avec les orthodoxes la liturgie byzantine. « Nous servons de pont entre Églises », note le curé, qui présentera aussi aux visiteurs le « mur d’icônes qui sépare et relie à la fois le sanctuaire et la nef ».

Un groupe de paroissiens de l’église voisine Saint-Christophe de Javel (15e) viendra en délégation. Le diocèse de Lille a, quant à lui, demandé à la paroisse de renouveler visite guidée et atelier d’icônes lors du « pèlerinage dans les églises orientales de Paris » qu’il veut organiser en octobre. Demande déjà acceptée par le P. Christian Crisan : « Nos fidèles sont très heureux que des Français s’intéressent à leurs spécificités. »

Source : La Croix

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