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rencontre du pape François et du patriarche de Moscou

 

 

04.02.2017 par Jacques Berset, cath.ch

 

L’Université de Fribourg commémore dimanche 12 février 2017 le premier anniversaire de la rencontre historique entre le pape François et le patriarche Cyrille, chef de l’Eglise orthodoxe russe, le 12 février 2016, dans la capitale cubaine La Havane.

S’il y a, entre orthodoxes et catholiques, un dialogue continu et officiel depuis plusieurs décennies (rappelons la rencontre à Jérusalem, en 1964, entre le patriarche orthodoxe de Constantinople Athénagoras Ier et le pape Paul VI), c’était par contre la première fois qu’un pape rencontrait un patriarche de Moscou, qui représente la plus grande Eglise du monde orthodoxe.

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et le métropolite Hilarion Alfeyev, président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, seront présents pour célébrer cet événement à Fribourg à l’invitation de la Conférence des évêques suisses (CES) et de l’Institut d’études œcuméniques de l’Université.

Le dialogue continue

La cérémonie aura lieu en présence notamment de Mgr Charles Morerod, président de la CES et personnalité engagée au sein de la commission de dialogue avec l’Eglise orthodoxe, de Mgr Jérémie Calligiorgis, métropolite orthodoxe de Suisse (Patriarcat Œcuménique de Constantinople), et de la conseillère d’Etat fribourgeoise Marie Garnier.

A une année de distance, les deux responsables religieux, qui avaient préparé cet événement à Cuba dans le plus grand secret, en dresseront les “défis et les perspectives” et montreront que le dialogue continue.

A l’occasion de cette première rencontre, le pape François et le patriarche de Moscou avaient signé une “Déclaration commune”. Le pape avait alors déclaré que “nous nous sommes parlé comme des frères, nous avons le même baptême, nous sommes évêques. Nous sommes tombés d’accord sur le fait que l’unité se fait en marchant”. Une étape de ce chemin sera la commémoration du premier anniversaire de la rencontre de La Havane, organisée à Fribourg le 12 février 2017, note l’Institut d’études œcuméniques.

Un pas très important pour l’œcuménisme

Le cardinal suisse Kurt Koch a été l’un des principaux artisans de la rencontre à Cuba. Il s’agit pour lui d’un pas très important pour l’œcuménisme. “Le pape Jean Paul II voulait déjà absolument rencontrer le patriarche orthodoxe russe. Tout était planifié et prêt pour une rencontre dans le cadre du 2e Rassemblement œcuménique européen (à Graz, en Autriche, en 1997, NDLR), mais malheureusement le patriarche y a renoncé deux jours avant. C’est pourquoi il était très important de faire maintenant enfin ce pas”, confiait-il en mars dernier au site d’information catholique kath.ch.

Il soulignait alors que la “situation mondiale brûlante et alarmante (…) exige que toutes les Eglises chrétiennes se tiennent ensemble et offrent un témoignage commun face à ce défi global”.

Une rencontre “très amicale et très fraternelle”

La rencontre à La Havane a été “très amicale et très fraternelle”. “La formule de la déclaration qui dit que ‘nous ne sommes pas concurrents, nous sommes des frères’ a vraiment été confirmée. (…) Bien sûr, il ne s’agit que d’un début. Mais je suis très heureux que le patriarche Cyrille ait relevé qu’une deuxième ou une troisième rencontre seraient beaucoup plus faciles que la première. On ne peut certes pas tout attendre d’une première rencontre, mais elle a été en même temps une porte ouverte à d’autres et à un approfondissement du dialogue dans l’avenir”. (cath.ch/be)

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